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Notre journal À Gauche

À gauche n°52

L'hebdo des Socialistes

Hebdo du Parti Socialiste

Tract national

tract crise

Les contre vérités de Nicolas Sarkozy

Conformément à son habitude, le Président de la république a multiplié dans son entretien télévisé les contre-vérités dans le domaine économique. Florilège :

La France est le pays qui travaille le moins. Faux, les salariés français travaillent plus en moyenne par semaine (36,5 heures en 2008) que les Allemands (34,6 heures), que les Scandinaves (34,5 heures au Danemark, 35,6 heures en Suède et 33,2 heures en Norvège), que les Néerlandais (30 heures) et même que les Américains (33,9 heures). Il faut aller en Europe de l’Est pour dépasser les 40 heures.

Les pays qui ont le plus réduit le chômage sont ceux qui ont augmenté le temps de travail. Faux, c’est exactement l’inverse : les pays qui ont le plus réduit leur temps de travail sont ceux qui ont le taux de chômage le plus faible. Les Pays-Bas (4,3 % en mai 2010) ; la Norvège (3,7 %), l’Allemagne (7,5 %), le Danemark (6 %) alors que le taux de chômage harmonisé approche 10 % en France.

Les 35 heures on détruit la compétitivité. Faux : elle s’est améliorée de 1997 à 2002. Pendant toutes ces années la France avait un excédent extérieur compris entre 20 et 30 milliards d’euros. Depuis 2003 le solde extérieur n’a cessé de fondre, pour se transformer en un déficit croissant à partir de 2005, atteignant plus de 40 milliards en 2009.

La France est le pays qui taxe le plus les hauts revenus. Faux. En raison de l’utilisation des niches fiscales par les titulaires des plus hauts revenus et de la faible taxation des revenus du capital, le taux effectif d’imposition du revenu est très loin du taux marginal de 40 %. Il est de 25 % pour les 1 000 plus hauts revenus et tombe à moins de 20 % pour les 10 plus hauts revenus.

La France est le pays qui taxe le plus les entreprises. Faux. Là encore, en raison des niches fiscales (comme la niche Copé qui a couté 20,5 milliards d’euros à l’Etat en 2008-2009) le taux d’imposition réel de sociétés est très éloigné du taux théorique de 33,3 %. S’il est proche de 30 % pour les PME de moins de 10 salariés, il tombe à 20 % pour les entreprises de plus de 500 salariés et est inférieur à 13 % pour les entreprises de plus de 2 000 salariés !

Le bouclier fiscal évite de verser plus de 50 % de ce que l’on gagne à l’Etat. Faux ce n’est pas le revenu réel qui est pris en compte dans le bouclier, mais le revenu fiscal minoré des niches. Des contribuables possédant des revenus et des patrimoines élevés et déclarant un revenu fiscal très faible grâce aux niches, arrivent à se faire rembourser presque tous leurs impôts.

Enfin Le bouclier fiscal Allemand n’a jamais existé. En 2006 la cour constitutionnelle fédérale a rappelé au contraire que, « ni du dispositif, ni des attendus de l’arrêt du 22 juin 1995 ne se dégage un quelconque principe de partage par moitié comme limite maximale d’imposition ayant valeur constitutionnelle »

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Par Pierre-Alain Muet, député du Rhône, ancien président délégué du Conseil d’analyse économique

Une pétition pour plus de policiers nationaux

La Ville lance une pétition pour exiger plus de policiers nationaux au commissariat de Colombes

Dans une lettre adressée au Préfet des Hauts-de-Seine, le maire de Colombes, Philippe SARRE, demande plus de policiers nationaux pour le commissariat de la Ville.
Une pétition pour exiger des moyens et des effectifs supplémentaires est actuellement en ligne sur le site de la ville
www.colombes.fr

Le maire de Colombes a interpellé le Préfet des Hauts-de-Seine pour demander des moyens supplémentaires pour la sécurité des habitants de Colombes.
En rappelant que Colombes n’est pas épargnée par la montée des violences et l’accentuation des trafics, en citant par exemple les halls d’immeuble et les parties communes ou les attaques à main armée dans les commerces de la Ville, Philippe SARRE souhaite une action énergique et sur la durée des services de l’État.

À Colombes, plus de 20 postes ont été supprimés en une dizaine d’années, alors même que la population augmentait de 7.000 habitants. De plus la demande de création d’une unité territoriale inter-quartier (UteQ) concernant les villes
de Colombes, Asnières et Gennevilliers, n’a jamais obtenu de réponse.

Néanmoins, la ville de Colombes assume ses responsabilités avec un service de sécurité réorganisé, sectorisé, comprenant 40 policiers municipaux, 44 ASVP/TEP et 61 caméras de vidéo-protection, mais la ville ne peut pas, ne doit pas se substituer  aux missions de l’Etat en matière de sécurité publique.

La pétition lancée par la municipalité rappelle que la sécurité est d’abord l’affaire de l’État et de la Police Nationale car sans la force régalienne de l’Etat, sans la présence forte des différents services de l’Etat au plus près des difficultés, le sentiment d’abandon risque de perdurer pour de nombreux concitoyens.

Retrouvez la pétition pour plus de policiers nationaux au commissariat de Colombes sur le lien http://petition.colombes.fr/

Bouclier fiscal : merci qui ?

Bouclier fiscal : Nicolas Sarkozy et l’UMP ont envoyé en 2009 aux 16 350 contribuables les plus favorisés un chèque de 34 814 € en moyenne.

Avec Nicolas Sarkozy, l’austérité c’est toujours pour les même.

Nous, Socialistes, disons que ce n’est ni efficace économiquement ni juste. Nous demandons la suppression du bouclier fiscal, faute économique et injustice sociale qui creuse les inégalités et les déficits.
Alors que le gouvernement impose la rigueur, nous demandons le versement de 200 euros à 16 millions de ménages modestes, en remboursement de TVA pour relancer la consommation.

Départ de Thales de Colombes : les vraies raisons

L’annonce du départ de Thales n’en finit plus d’agiter le microcosme politique colombien. Premier employeur de la ville avec 3 500 collaborateurs et 500 prestataires de service, le géant de l’électronique a officialisé il y a quelques jours son départ pour Gennevilliers. Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Sports et conseillère municipale d’opposition, a dénoncé une « erreur économique majeure » de la part de Philippe Sarre, le maire (PS) de Colombes, et multiplié les banderilles : « Le comble, c’est que cette délocalisation ne se fera ni en Chine ni en Roumanie mais… à Gennevilliers. » Piqué au vif, Philippe Sarre s’est à son tour lancé dans le jeu des petites phrases : « Madame Yade fantasme sur l’idée qu’un maire est responsable de toutes les mauvaises nouvelles de sa commune. Je regrette qu’elle ignore qu’un élu n’a pas le pouvoir de décider du maintien ou non d’une entreprise sur son territoire. »

Serge David, directeur d’établissement de Thales  Colombes, met les choses au clair : « Thales ne fait pas de politique. L’entreprise a travaillé avec la municipalité UMP précédente comme elle travaille aujourd’hui avec la municipalité PS. Il n’y a aucune défiance de notre part vis-à-vis de la majorité actuelle. Nous ne quittons pas Colombes pour quitter Colombes. » Thales compte quatre sites dans la ville, séparés par l’A 86 et appartenant à 4 bailleurs  différents.Ces bâtiments d’ancienne génération offrent un bilan énergétique et une flexibilité jugés peu satisfaisants. Pour  autant,l’entreprise a d’abord étudié les modalités d’un maintien de l’activité dans la commune. Mais le coût d’un réaménagement des sites s’est révélé prohibitif, d’autant qu’il n’aurait pas non plus permis « de répondre à toutes nos contraintes », explique la direction.

L’autre solution, celle d’un déménagement boulevard Charles-de-Gaulle, a également été écartée — l’arrivée du T2 ayant fait flamber
le prix dumètre carré de bureau. « Il ya 150  d’écart au mètre carré entre un immeuble boulevard Charles-de-Gaulle et l’endroit où nous allons, explique Serge David. Multiplié par 85 000 m2, ça fait une somme… » Départ, donc, vers Gennevilliers, où la zone d’activités des Louvresses semble tenir la corde. Le directeur tempère : « Pour l’instant, nous n’avons pris aucun engagement, rien n’est signé. Nous sommes toujours dans la phase de consultation des partenaires sociaux. »

Si le projet abouti, un immeuble « taillé sur mesure » sortira de terre pour accueillir les 3 500 salariés de Thales et les 500 emplois induits. Le scénario le plus rapide prévoit une installation mi-2012. Le scénario le plus long, une installation en 2013.
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Article de MATTHIEU PELLOLI,
publié dans Le Parisien du 17 mai 2010.

Photo de Sylenius sous licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0 Unported

Philippe Sarre dédramatise le départ de Thales

À propos du départ de Thales, ce que Philippe Sarre a gardé en travers de la gorge, c’est surtout la réaction de Rama Yade : « Qu’une secrétaire d’État (NDLR : par ailleurs conseillère municipale à Colombes) se permette d’agresser un maire qui vient de voir 4 000 emplois disparaître de sa commune, c’est triste. Et c’est vraiment de la politique politicienne. » D’autant que le maire de Colombes ne s’estime responsable en rien de la décision de Thales, qui cherchait un terrain de 4 ha — introuvable à Colombes — pour implanter 90 000 m² de bureaux.
Pour autant, Philippe Sarre ne fait pas du départ du fleuron économique de sa commune une catastrophe. « Dès le lendemain matin, nous étions au travail avec mon premier adjoint pour mettre en place un plan de bataille. Il faudra trouver une reconversion pour le site. Colombes a des atouts, notamment ceux du T1 et du T2. »

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PROPOS RECUEILLIS PAR MATTHIEU PELLOLI,
publiés dans Le Parisien du 12 mai 2010.

Sécurité: Nicolas Sarkozy ré-annonce encore ses promesses et des dispositifs existants

Liaison avec la police dans les bus, suppression des allocations familiales, halls d’immeuble… Lors de sa visite à Tremblay-en-France, Nicolas Sarkozy n’a rien promis qu’il n’ait déjà dit, et rien d’annoncé qui ne soit pas existant, comme le rappelle lemonde.fr.

Effectivemement, comme le note sur son blog le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone, «le chef de l’Etat s’est livré à une espèce de « best of » de mesures-gadgets déjà formulées ces dernières années en matière de sécurité».

>> Lire l’article en intégralité sur le monde.fr

«Dans chaque bus, une liaison directe avec la police». La plupart des 4.000 bus franciliens sont déjà équipés ou en voie de l’être par le STIF. Il en va de même pour les bus du réseau de Tremblay-en-France.

«Suspendre les allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire injustifié». C’est «une idée vieille comme Nicolas Sarkozy», note le Mouvement des jeunes socialistes. Et pour cause, elle figurait déjà dans le programme de Nicolas Sarkozy en 2007. Sans compter qu’une loi de 2006, jamais appliquée, existe déjà. «En Grande Bretagne, le taux d’absentéisme scolaire a augmenté de 40% depuis que le pays pénalise financièrement et emprisonne les parents «responsables», notent Bruno Julliard et Jean-Jacques Urvoas dans un communiqué.

Intervention «sans restrictions» dans le hall d’immeubles. Ironie de l’histoire, c’est Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, qui a fait voter une loi dans ce sens en 2003.

«Etablissements spécialisés» pour les jeunes de moins de seize ans. Luc Chatel avait annoncé la mise en place pour la rentrée 2011 de cette mesure phare du programme de… Jacques Chirac en 2002. «Un délai qui paraît court, particulièrement avec la politique de non-remplacement d’un professeur sur deux», note lemonde.fr.

>> Notre dossier consacré aux questions de police

«Un policier référent» dans les établissements difficiles. Le dispositif existe déjà, et pour cause, il a été mis en place en 2004 par un ministre de l’intérieur nommé… Nicolas Sarkozy. «Un bureau, c’est bien, mais restera-t-il des policiers à mettre dedans? Après les 9200 suppressions de postes depuis 2007, le déficit de gendarmes et de policiers se fait sentir partout», soulignent Bruno Julliard et Jean-Jacques Urvoas.

>> Le communiqué de Bruno Julliard et Jean-Jacques Urvoas

Interview de Philippe Sarre dans Le Parisien

Réflexion autour d’une fermeture de la patinoire municipale, départ de Thales pour Gennevilliers, hausse très contestée des impôts
locaux… Philippe Sarre, le maire (PS) de Colombes, vit actuellement l’une des périodes les plus mouvementées de son mandat. L’édile défend des décisions dont il déplore « la caricature » faite par ses adversaires.

L’hypothèse d’une fermeture de la patinoire a suscité beaucoup d’émotions. Pourriez-vous faire machine arrière ?

PHILIPPE SARRE. D’abord, que les choses soient claires, aucune décision n’est prise pour l’instant. Une patinoire est un équipement coûteux, en frais de gestion et en investissements (NDLR:1,3 M€ de travaux sont à réaliser à court et moyen termes). Je n’en ai vu aucune ouvrir dans les dix dernières années… J’ai reçu une proposition de la Fédération française de bowling pour l’installation d’une salle de 32 pistes à la place de la patinoire. Cela représenterait la plus grosse structure européenne de ce genre, avec la possibilité d’y organiser des compétitions internationales. Nous attendons la réponse de l’entreprise chargée de sa réalisation et de sa gestion. Puis nous prendrons
une décision début juin. Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y aura pas de fermeture sans projet alternatif. Et que je ne me laisserai pas dicter ma politique par la pression de la rue.

Y a-t-il une autre piste que celle d’un bowling ?

Oui. J’ai reçu Philippe Candeloro la semaine dernière et nous avons évoqué ensemble la possibilité de mettre en place une patinoire synthétique qui permettrait de maintenir une activité patin pérenne à côté du bowling… Nous sommes aujourd’hui dans une situation de gestion financière tendue. Ce que je souhaite faire comprendre aux Colombiens, c’est qu’à la place d’un équipement glace coûteux, ils peuvent bénéficier d’une structure patinoire et bowling sans que cela coûte un euro à la ville. Mieux : cela rapporterait de l’argent, via la vente ou la location du bâtiment.

Les clubs de la patinoire feraient néanmoins les frais de cette décision…

Effectivement, les seuls que j’aurais pénalisés seraient les clubs de glace et de hockey. L’installation d’une patinoire synthétique signifierait l’abandon du haut niveau.

Le maire de Colombes n’aime-t-il pas le sport de haut niveau ?

Je n’ai rien contre, mais je pense qu’une ville doit d’abord aider au développement du sport pour tous. À ce titre, le bowling est une pratique plus populaire et moins onéreuse que le patin à glace. D’une façon plus générale, je tiens à rappeler que j’ai travaillé à l’arrivée de la Fédération française de handball au stade Yves-du-Manoir.
J’ai aussi mis en place Colombes en sport (NDLR : le 23 mai prochain au parc Lagravère) et la corrida pédestre…Le maire aime beaucoup le sport, au moins autant que la ministre des Sports, qui l’a découvert le jour où elle a été nommée ministre…

Menez-vous des réflexions pour fermer d’autres équipements  pour réaliser des économies ?

Il y en a eu à propos du musée municipal d’Art et d’Histoire pour lequel nous avons un temps réfléchi à une fermeture. Ce n’est plus d’actualité. En revanche, une réflexion est toujours encours au sujet des centres de vacances. La ville en possède trois, à Saint-François-Longchamp (Savoie), Groix (Morbihan) et Sainte-Marie-sur-Mer (Loire-Atlantique). Ils reviennent extrêmement cher. S’en
séparer permettrait de bénéficier d’une rentrée financière et de mettre en place une offre plus moderne, en France et à l’étranger. Fermer et vendre ? Pourquoi pas, si c’est pour proposer mieux.

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PROPOS RECUEILLIS PAR MATTHIEU PELLOLI,
publiés dans Le Parisien du 12 mai 2010.