Sous la présidence du Maire, en présence du Préfet, du substitut du Procureur, d’élus, et de nombreux représentants des services de l’Etat, du Conseil Général et du monde associatif, la première séance plénière du Conseil local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) a eu lieu à COLOMBES le 2 avril dernier.
Loin d’une « grande messe aux vœux pieux », comme l’on est parfois tenté de qualifier ces réunions, cette première étape s’inscrit dans notre volonté de faire du C.L.S.P.D. un outil de concertation de tous les acteurs, pour plus d’efficacité sur le terrain : l’impulsion donnée par le Maire pour que le C.L.S.P.D. soit un outil simple et « nerveux », au bon sens du terme, a, je crois, très bien été ressentie par l’ensemble des participants.
Le Maire a pu rappeler l’investissement massif de la Ville en matière de prévention et de sécurité (Police Municipale, A.S.V.P., gardiens de square, T.E.P., vidéo-protection, Maison du Droit, travaux d’intérêt général, actions de préventions au titre du contrat urbain de cohésion sociale) : cet engagement résolu de la Ville dans la lutte contre l’insécurité doit avoir pour corollaire l’indispensable coordination avec les différents acteurs de ce domaine, et au premier chef desquels, l’Etat, qui, rappelons le, doit assumer ici l’une de ses missions régaliennes.
Cette orientation s’inscrit dans les engagements de la majorité municipale, qui, déplorant que cette instance soit jusqu’alors demeurée une « coquille vide », s’est engagée à faire du Conseil Local un outil viable: nous avons par exemple eu à constater que le choix des lieux d’implantation de la vidéo-protection sur notre ville n’a jamais fait l’objet d’une concertation avec les services de l’Etat, et en particulier avec la police nationale, pourtant l’une des premières utilisatrice de ces équipements… Nous ne souhaitons pas réitérer ce type d’erreur.
Autour de plusieurs thèmes émergents tels que la lutte contre les violences conjugales, le rôle de prévention des associations, ou encore la prévention des attaques de commerces, différents groupes de travail vont donc se mettre à l’œuvre pour réécrire les « fiches opérationnelles » composant Contrat Local de Sécurité et ce, d’ici à l’automne, l’objectif n’étant pas d’établir un catalogue des dispositifs existants mais des fiches, moins nombreuses mais établissant de véritables procédures utiles aux différents acteurs.
Le C.L.S.P.D. sera aussi le lieu de la réécriture de la convention de coordination des police municipale et nationale nécessitée par le retrait des armes à feu des policiers municipaux mais aussi et surtout par la réorganisation du service sécurité prévention de la ville vers des missions de proximité et le développement des antennes de police Aragon et Fossés Jean.
Enfin, ainsi que le soulignait le Préfet STRZODA dans son intervention liminaire, le C.L.S.P.D. « doit être un lieu d’échange ». Je pense en effet pour ma part qu’au-delà des actions menées dans le cadre de la concertation, l’appréhension des phénomènes de délinquance ne saurait se borner à l’analyse des statistiques, à l’obsession des chiffres, dont chacun sait qu’ils sont de nature à susciter la discussion…
Au contraire, par le dialogue des cultures propre à chaque institution, qu’elle soit policière, judiciaire, éducative, administrative ou associative, une réponse adaptée aux phénomènes de la délinquance doit pouvoir émerger d’un constat commun.
C’est l’objet du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance que nous souhaitons faire naître à COLOMBES.










Si la sécurité et la prévention de la délinquance sont des chantiers importants pour la majorité municipale, je m’étonne que ce dossier ne soit pas suivi par le maire avec le soutien d’un adjoint mais avec le concours d’un conseiller municipal délégué. Et avec le respect que nous devons tous avoir – quelles que puissent être nos propres opinions – pour chaque élu démocratiquement choisi par le peuple, je me demande s’il ne s’agit pas là d’une gaffe difficile à rattraper tant pour beaucoup de Colombiennes et de Colombiens le droit à la sécurité semble être une préoccupation plus importante que le stationnement, par exemple. Est-ce volontaire ou s’agit-il d’un oubli ou d’une gaffe ? Bien entendu, je ne doute pas de la qualité du soutien et de la compétence que vous apportez au maire sur ce dossier épineux, mais il s’agit quand même d’un positionnement politique pour le moins… étrange, non ?
Merci de vos réponses
Bonjour,
C’est bien parce que ce sujet est important que le maire a décidé de le prendre en direct et non pas de le déléguer à un maire adjoint. C’est un signe politique fort et assumé. Le fait d’y adjoindre un conseiller municipal, avocat de profession, est aussi un signe politique fort envers la population.
Cordialement,
Vous me faites tous rire ! Moi, la seule et unique chose que je demande, que j’exige même, ce sont des résultats !
Quelque soit la méthode employée, de gauche, de droite, du centre, juste ou injuste, moi je veux des résultats !
il ne sera jugé que là dessus et force est de constater que le résultat est catastrophique et inexistant !!
Vivement les prochaines élections et le vote sanction !
Justement, les résultats s’obtiennent en travaillant sérieusement et dans la durée. La politique du coup de menton sans lendemain n’est pas notre méthode. Nous prônons d’abord le débat et la transparence sur tous les sujets, y compris la sécurité.
La Maire assume directement cette responsabilité, preuve d’un courage politique qui a fait défaut à ses détracteurs avant mars 2008. Sur tous les dossiers de la sécurité, les résultats sont tangibles :
- recrutement d’un directeur compétent et de policiers municipaux,
- réorganisation en cours de la police municipal pour plus de proximité et de présence sur le terrain
- remise en état et audit sur la vidéo-protection pour la rendre plus efficace.
- baisse de la délinquance en 2008 et au premier trimestre 2009, selon les chiffres de la police nationale
Nous pensons aussi que la politique, c’est d’obtenir des résultats. N’oublions pas que le bilan se fera en 2014.
@ Wilfried
Comment ça va à Rennes et dans sa Région? ;-)
Personnellement, ça ne me fait pas rire de vous voir envisager des mesures « injustes » pour obtenir des résultats. Seriez-vous prêt à vivre dans un état d’exception, en dictature, pour vivre en sécurité?
Kénavo.
La première éducation à donner en matière de délinquance, est celle des parents… Si certains s’occupaient un peu plus de leurs enfants, la délinquance, l’insécurité et la violence diminueraient…