Suppression de la taxe professionnelle : le MEDEF gagnant!

parisot_medef

Le gouvernement s’apprête à supprimer la taxe professionnelle acquittée par les entreprises. Dès 2010 c’est un nouveau cadeau de 6 milliards d’euros, demandé par le MEDEF, pour les entreprises.
Les finances des collectivités territoriales seront amputées et aucune contrepartie en faveur de l’emploi et de l’investissement n’est prévue.

Alors qu’elles réalisent 73% des investissements publics, les collectivités risquent d’être totalement asphyxiées.
L’état continue de transférer les charges (entretien des routes, personnel, lycée..) sans transférer les recettes.
La suppression de la taxe professionnelle va bouleverser durablement les finances locales. Les élus locaux avaient la maîtrise sur la fixation des taux de la taxe professionnelle et donc une autonomie financière. Demain l’état décidera pour eux.

Cette décision, irresponsable pour les finances publiques, n’aura finalement qu’une seule issue :
ce sont les ménages, par d’autres impôts et par des services publics réduits, qui supporteront le coût du manque à gagner. Actuellement, 51% des impôts sont supportés par les entreprises et 40% par les ménages, suite à la suppression de la taxe professionnelle, la part des ménages sera portée à 73%.
Enfin, les collectivités locales auront-elles encore un intérêt économique à attirer les entreprises sur leur territoire ?

Le Parti socialiste propose une réforme urgente fondée sur quelques principes justes et efficaces :

  • Redistribuer les ressources des collectivités pour garantir l’égalité territoriale ;
  • Rendre aux collectivités leur autonomie et des ressources qui leur permettent de répondre aux besoins des citoyens ;
  • Garantir une juste répartition entre les contributions versées par les ménages et celles des entreprises ;
  • Rendre la taxe d’habitation plus juste, et soulager les plus modestes notamment en la faisant dépendre du revenu des ménages ;
  • Remplacer la taxe professionnelle par une imposition assise en partie sur la richesse globale des entreprises (pour maintenir le lien entre activité économique et fiscalité locale) et en partie sur le foncier.

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