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	<title>Section PS de Colombes&#187; 17 octobre 1961</title>
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	<description>Le site des socialistes de Colombes</description>
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		<title>Commémoration de la répression du 17 octobre 1961 au Pont de Bezons</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Oct 2009 06:43:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Philippe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[17 octobre 1961]]></category>
		<category><![CDATA[Colombes]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Sarre]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } 		H4 { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<h4><a href="http://www.pscolombes.fr/wp-content/uploads/2009/10/P1070747-1.JPG"><img class="alignleft size-medium wp-image-631" title="17 octobre 2009" src="http://www.pscolombes.fr/wp-content/uploads/2009/10/P1070747-1-300x225.jpg" alt="17 octobre 2009" width="300" height="225" /></a>Depuis le début des années 90, des militants associatifs comme Chérif Cherfi ont contribué à faire éclater  la vérité concernant les dizaines de manifestants algériens tués par des policiers à Paris. Il aura fallu dix ans de mobilisation et beaucoup d&#8217;encre pour que se lézarde la chape de plomb. Voilà bientôt vingt ans, le préfet du Val-d&#8217;Oise avait encore cru bon d&#8217;envoyer la police desceller la plaque commémorative apposée au pont de Bezons, l&#8217;un des lieux du massacre, par l&#8217;association Au nom de la mémoire.</h4>
<h4>L&#8217;an dernier, Philippe SARRE et la municipalité de Colombes avaient tenu à participer à cette cette cérémonie militante et à dévoiler une plaque rendant hommage aux victimes des répressions policières. Cette année année encore, cette plaque attend que les travaux du pont de Bezons s&#8217;achèvent pour qu&#8217;une plaque y soit à nouveau scellée.  Samedi dernier, cette émouvante cérémonie a rassemblé les municipalités de Colombes et de Bezons, les partis et les forces de gauche, des associations algériennes et de nombreux militants.</h4>
<p>LONGTEMPS, la date du 17 octobre 1961 a été une oubliée de l&#8217;histoire. Les dizaines, voire les centaines d&#8217;Algériens massacrés par la police de Maurice Papon lors d&#8217;une manifestation de protestation contre le couvre-feu imposé aux seuls musulmans, étaient ainsi comme rayés d&#8217;un trait de plume.</p>
<p>Cette éclipse a duré trente ans.</p>
<p><span id="more-629"></span>Qu&#8217;en plein Paris, moins de vingt ans après la rafle du Vel&#8217;d'Hiv&#8217;, des autobus aient été réquisitionnés pour emmener dans des stades une partie de la population désignée par ses origines raciales sinon religieuses, que nombre des 11 500 « Français musulmans d&#8217;Algérie » arrêtés aient été tabassés parfois à mort par des policiers parisiens qui voulaient venger les dizaines de leurs collègues assassinés par le FLN&#8230; l&#8217;opinion française, lasse d&#8217;une guerre meurtrière de sept ans, a voulu l&#8217;oublier. D&#8217;autant que ces massacres, version parisienne des ratonnades d&#8217;Algérie, intervient alors que des négociations avec le FLN vont aboutir cinq mois plus tard.</p>
<p>Alors pourquoi cette décision du FLN de manifester en masse, pourquoi cette répression atroce ? «Pour un coup rendu, nous en porterons dix » , prévient le préfet de police, Maurice Papon, le 2 octobre1961. L&#8217;exaspération des Algériens est à son comble, et lorsque le préfet les soumet à un couvre-feu (à 20 h 30) afin d&#8217;empêcher les réunions de militants, le FLN décide d&#8217;appeler à une manifestation pacifique et nocturne sans armes, sans provocation. Côté policier, les attentats  suscitent fréquemment des réactions de haine et chaque Nord-Africain est assimilé à un terroriste potentiel.</p>
<p>Si le bilan chiffré de la répression provoque des controverses- 265 morts selon Jean-Luc Einaudi, là où Jean-Pual Brunet n&#8217;en admet qu&#8217;entre 30 et 50 -, d&#8217;autres enjeux surgissent : la construction d&#8217;un mensonge d&#8217;Etat et l&#8217;importance du combat pour la mémoire. Les mensonges policiers et administratifs se multiplient : bilans truqués, réponses fallacieuses aux interpellations des élus et de la presse, obstruction à la mise en place d&#8217;une commission parlementaire, interdiction de livres et de films, poursuites systématiques en diffamation, jusqu&#8217;à la prohibition de l&#8217;emploi du terme « arrestation »&#8230;  Face à ce déni d&#8217;Etat, les partis de gauche se mobilisent autour de « Charonne ». Certains tentent de faire oublier leur soutien primitif à la guerre coloniale. Sans oublier l&#8217;amnistie et la disparition des archives. Côté algérien, le régime n&#8217;aura de cesse de cacher le rôle, notamment financier, des émigrés dans la lutte pour l&#8217;indépendance.</p>
<p>Pendant des années, une poignée de militants ont maintenu la flamme en jetant des fleurs du haut des ponts à chaque anniversaire, à Saint-Michel à Paris et au pont de Bezons, notamment. La mémoire n&#8217;allait rejaillir qu&#8217;en 1991, sous l&#8217;impulsion de jeunes beurs dont les parents avaient défilé en 1961, et grâce au premier livre de Jean-Luc Einaudi, La Bataille de Paris, qui publia la première liste des victimes et mit en pièces la version de Maurice Papon d&#8217;un affrontement armé entre FLN et police.</p>
<p>Il aura fallu dix ans de mobilisation et beaucoup d&#8217;encre pour que se lézarde cette chape de plomb.</p>
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