L’Union européenne face à la crise

PS Européennes

Que serait la crise en Europe sans le ciment de nos politiques de solidarité et sans la protection de l’Euro !

Les politiques de solidarité nous rendent plus forts parce que :

  • Nous sommes la plus grande économie au monde et nous pouvons donc créer plus d’emplois, de meilleure qualité, et réduire la pauvreté en développant nos échanges dans le cadre de normes
  • Les défis environnementaux dépassent les frontières nationales et notre action contre le réchauffement climatique et ses effets trouve son efficacité en travaillant ensemble sur des objectifs communs ;
  • Nous affirmons la solidarité et la cohésion comme socle de la construction européenne, dans l’intérêt de tous. La libre circulation des travailleurs doit offrir à tous les salariés plus de choix et de chances, avec des outils évitant la fuite des cerveaux des régions moins prospères. Cette mobilité ne doit en aucun cas entraîner l’alignement vers le bas des droits sociaux et des salaires, qui permettrait à un État de prendre un avantage compétitif sur les autres aux dépens des travailleurs ;
  • Nos forces de police et nos autorités judiciaires sont capables d’agir ensemble contre le crime organisé et le terrorisme.

L’euro constitue un amortisseur efficace  :

Parfois accusé de tous les maux depuis son introduction dans les porte-monnaie en 2002, l’Euro joue actuellement un rôle protecteur pour les États qui l’ont adopté. Sans doute s’en rend-on d’autant moins compte que l’on se trouve précisément dans la zone euro. Pourtant les suppressions d’emploi et les chiffres de la croissance semblent indiquer le contraire.

  • L’euro avait, avant le déclenchement de la crise, contribué à amortir la hausse du prix du pétrole, libellé en dollar. Le taux de change entre l’euro et la monnaie américaine étant alors nettement en faveur du premier, la hausse du prix du pétrole n’a pas été répercutée en Europe dans les mêmes proportions qu’elle l’a été aux États-Unis.
  • Si l’on observe la situation des États européens resté en dehors de l’Union européenne, la dégradation de la situation financière a été aussi brutale que violente. Le premier pays touché a été l’Islande, demeuré hors de l’Union Européenne pour ses législations jugées contraignantes en matière de pêche. La fragilité financière du pays était pointée du doigt par les économistes depuis plusieurs années. Cet État de seulement 400 000 habitants est le plus petit au monde à disposer d’une monnaie totalement indépendante ! La fragilisation de l’économie islandaise, rendait attractive une adoption de l’euro. Or, cela s’avérait impossible tant que l’île décidait de rester à l’écart de l’UE. La crise peut-elle pousser l’Islande à reconsidérer ses relations avec Bruxelles et envisager de rejoindre l’UE puis d’adopter l’euro pour se mettre à l’abri des tourmentes monétaires ? En quelques mois, la couronne islandaise a perdu 50 % de sa valeur par rapport à la monnaie européenne !
  • D’autres économies européennes ont été frappées de plein fouet, notamment la Norvège, qui a refusé par deux fois l’adhésion, et se trouve confrontée par la baisse du cours de la couronne, aggravée par la baisse des cours mondiaux du pétrole.
  • Ailleurs en Europe, d’autres monnaies se trouvent fragilisées, notamment en Ukraine, confrontée à la baisse des cours des matières premières et de l’acier, qui affectent la grivna, sa monnaie nationale. Même le rouble russe a connu une importante baisse et l’économie russe, très dépendante des cours des matières premières à l’exportation est déjà très affectée.

Si l’on observe donc son environnement immédiat dans le domaine financier, on peut dire que l’Union européenne se trouve en meilleure posture que ses voisins.

Comment prévenir les crises à l’avenir ?

La crise financière mondiale et la récession frappent durement les gens. La crise financière a montré l’impact direct des marchés mondiaux sans règles sur notre vie quotidienne, avec les inégalités croissantes entre dirigeants surpayés et salariés sous-payés, avec le risque accru de perdre son emploi ou son logement. L’Union européenne peut agir pour éviter le retour de nouvelles crises financières, en luttant pour l’établissement de règles plus responsables appliquées à tous les acteurs financiers.

Cette crise doit marquer la fin de l’ère néolibérale des marchés sans régulation crédible. La droite croit à la société de marché,  où les riches deviennent toujours plus riches au détriment de tous les autres. Nous croyons, nous, en une économie sociale de marché donnant à chacun sa chance de réussir en saisissant les possibilités nouvelles d’un monde ouvert. Nous croyons à la solidarité entre les générations, non à la concurrence entre individus prônée par les néo-libéraux.

C’est le sens que nous devons donner à notre vote le 7 juin prochain en votant pour les listes socialistes en Europe.

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