Alors que l’état accélère son désengagement, Colombes s’engage pour le logement social

La majorité de droite au pouvoir depuis 2002 ne cesse de s’en prendre au logement social avec pour objectif, à terme, sa disparition, en n’en conservant qu’une infime partie pour les plus pauvres.

Tous les ministres du logement qui se sont succédés ont pris des mesures pour réduire l’implication de l’État dans le financement du logement social alors qu’il multipliait par ailleurs les avantages fiscaux. Le point d’orgue est la loi Boutin votée et mise en œuvre depuis 2009. Les locataires commencent à en ressentir les effets avec le durcissement du surloyer. Chasser les classes moyennes du parc social pour y concentrer les familles fragilisées, c’est porter atteinte à la mixité sociale indispensable dans les quartiers et constituer des ghettos. Pour masquer la carence de l’État, ce gouvernement oblige les collectivités locales et les organismes HLM à se substituer financièrement à lui. La nouvelle taxe créée sur les loyers en est l’illustration parfaite. Ce sont les locataires qui vont payer à la place de l’État. Ce sont les collectivités (de gauche) qui construiront les logements sociaux.

Il manque environ 1 million de logements sociaux.

Les listes de demandeurs s’allongent, ainsi rien qu’à Colombes ils sont 2800 candidats. La loi SRU de décembre 2000 impose aux communes un minimum de 20% de logements sociaux et 10 ans après, de nombreuses villes ne respectent pas ce seuil minimal et sont loin d’avoir rattraper leur retard. Certaines d’entre elles, souvent les plus riches (et de droite), refusent d’en construire préférant s’acquitter de pénalités peu dissuasives.

Colombes, qui respecte largement ses obligations avec 32 % de logements sociaux, est pénalisée en recevant le public éligible au DALO (Droit au Logement Opposable) que d’autres villes du département, en infraction avec la loi, ne veulent pas loger. Malgré toutes les contraintes auxquelles elle doit faire face pour répondre aux besoins de la population, et dans le respect de son programme, la ville a repris la construction de logements sociaux que la précédente municipalité de droite avait gelé durant ses 7 années de mandat. C’est un acte courageux, solidaire qui, dans le contexte actuel, mérite d’être signalé.

Comments

Nathalie

Bonsoir,
Je suis désolée de vous contredire mais les ghettos à Colombes (comme dans d’autres villes sûrement) ça existe puisque j’y vis !!! Evidemment chers hommes politiques, vous n’y êtes pas donc vous ne savez pas ce que c’est. Alors je vais vous faire un petit résumé.
Cela fait 5 ans que je vis à Colombes dans un quartier populaire que j’étais heureuse d’intégrer à l’époque. Malheureusement tout s’est bien “passé” tant que mes enfants n’étaient pas scolarisés.
En effet, déjà, à la maternelle, j’étais un peu étonnée de l’école qu’il fréquentait : 80% d’enfants originaires du même pays. En soi cela ne me dérange pas étant moi-même issu d’un métissage mais cela ne reflète pas la mixité dont tout le monde parle. Mais bon, en tant que fervente “défenderesse” de l’école publique, j’ai persisté (et je regrette d’ailleurs).
Et oui, mon fils est aujourd’hui en CE1 et je n’envisage pas de le laisser dans cette école. Vous allez me demander pourquoi :
– la plupart des élèves ainsi que leurs parents “exhibent” leur religion => je pensais que l’école était laïque !! (mon fils ne voulait plus manger de porc à sa rentrée en CP et m’a même demandé pourquoi nous n’étions pas musulmans…)
– la plupart des parents se fichent éperdument de l’avenir de leurs enfants : il suffit de voir le nombre de parents présents lors des réunions de début d’année
– les professeurs affectés dans ce type d’établissement sont loin d’être les meilleurs et pour preuve on se demande comment ils ont pu obtenir le concours de professeur des écoles (fautes d’orthographe intolérables, aucune discipline…)
– le centre de loisirs : aucune activité “originale” et la diffusion de DVD à la télévision qui ne correspondent pas à des enfants de CE1 (princesse Mononoké, Hulk) Enfin, les enfants ne regardent-ils pas assez la télé chez eux ??

Après tout ça ne me parlez pas de mixité sociale et d’EGALITE DES CHANCES : ça me donne envie de vomir et j’ai honte d’être française….
En effet, étant donné la sectorisation, je n’ai pas d’autre choix si je ne veux pas que mon fils reste dans cet environnement :
– déménager => ce que font beaucoup de personnes dès qu’elles le peuvent
– l’inscrire dans le privé mais les listes d’attente sont interminables et je considère qu’avec les impôts que je paie je suis en droit d’avoir pour mes enfants un enseignement correct dans un environnement calme et propice au travail.
– demander une dérogation
– démissionner et lui faire l’enseignement moi-même pourquoi pas finalement !
Alors c’est bien beau de reprendre la construction de logements sociaux mais à mon avis il y a plus urgent ! Bizarrement personne n’agit puisque l’essentiel est que les gens riches (dont les hommes politiques font partie) aient accès aux meilleures écoles pour leurs chérubins.Et ils l’ont par le biais des écoles publiques des quartiers pavillonnaires ou les écoles privées.
Cordialement,
Une citoyenne scandalisée de voir ce qu’est devenu son pays et qui attend des propositions !!!

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