Jean-Paul Bolufer en conseil municipal : « Plus de sécurité, contre moins de services à la population »

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Le Conseil municipal du jeudi 13 novembre dernier n’a pas échappé à la règle :  plusieurs délibérations ont fait l’objet d’échanges nourris entre la majorité municipale et l’opposition. C’est donc dans un climat hargneux et marqué par l’agressivité que les élus socialistes sont parvenus à faire assumer à la majorité municipale ses choix politiques. Exemple choisis…

Nicole Goueta c’est : “Avant moi le déluge, après moi le déluge”

La délibération n°5 présentait le budget supplémentaire et a été l’occasion pour la majorité de municipale de jouer sa partition du « tout ce qui s’est passé avant est nul ». Mais que les Colombiens ne s’y trompent pas. Comme l’ont rappelé les élus socialistes pendant le Conseil, nous avons déjà eu affaire à cette tactique en 2001 quand Nicole Goueta criait sur tous les toits que la ville allait être mise sous tutelle. Alors qu’elle augmentait les impôts locaux de 30% et baissait les subventions aux associations de 10%, dans le même temps elle créait la police municipale pour coût de 5,5 millions d’euros ! Aujourd’hui c’est la même stratégie mais c’est Colombes Habitat Public et le personnel communal qui vont trinquer avec ces choix politiques et non financiers.

Encore des suppressions de postes dans l’administration

Alors que la majorité municipale supprime plusieurs postes dans des services importants auprès de la population (mairies de quartier, direction jeunesse, etc), elle créé plusieurs postes dans la police municipale (délibération n°28). Les élus socialistes ont dénoncé cette application du programme politique de la majorité municipale en catimini, et les ont invités à avancer à visage découvert. Une invitation saisie par l’adjoint au maire Jean-Paul Bolufer qui, lors de conseil, assume tout à fait ce choix de « plus de sécurité, contre moins de services à la population ». Une phrase a bien méditer alors que le Centre Municipal de Santé de la rue de Metz est dépouillé de bon nombre de ses activité (délibération 9, lire ici). Un autre sujet qui a été l’occasion de passes d’armes musclée.

Intercommunalité : Goueta préfère La Défense à la Boucle-Nord

Au-delà de ces délibérations qui révèlent le malaise de la majorité municipale vis-à-vis de ses choix politiques, ce conseil a également été l’occasion de débats autour de l’intercommunalité Seine-Défense à laquelle la municipalité souhaitait adhérer (délibération 1). Or, comme nous l’avons rappelé cette “décision” de rattachement intervient à un moment où les maires sont encore reçus par le Préfet pour discuter des contours des cartes intercommunales. De plus, cette adhésion est conditionnée à la création de l’Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) Boucle Nord des Hauts-de-Seine, dont la création n’est, et nous le regrettons, absolument pas à l’ordre du jour. Pire, dans un compte-rendu de réunion transmis en séance par le député Alexis Bachelay, on a appris que la mairie de Colombes n’assiste à aucune réunion de discussion concernant la création de l’EPCI Boucle Nord ! Somme toute, comme l’a rappelé le député Alexis Bachelay, « une délibération totalement irréaliste et fallacieuse » !

Enfin, le Groupe Socialiste a déposé une question orale au sujet du projet de la 2e mosquée à Colombes menée par l’association Musc depuis deux ans. La réponse de Nicole Goueta a été tout sauf claire… Si elle reconnaît un vrai besoin pour la communauté musulmane de Colombes qui représente 10% de la population, comme l’avait souligné Philippe Sarre dans son intervention, le maire s’est refusé néanmoins à se prononcer sur deux points fondamentaux à savoir quelle sont ses intentions sur le sujet et si elle envisage de poursuivre le travail engagé sur le projet et le cas échéant sur quel terrain.

Alors que l’ancienne municipalité avait fait le choix un dialogue constructif avec l’association Musc qui représente plusieurs associations et qui porte un projet sérieux, la réponse du maire reflète une fois de plus l’embarras de toute sa majorité, qui avait pourtant comme promesse de campagne la poursuite du travail engagé pour la construction d’un 2e lieu de culte musulman. Les élus socialistes ne se contenteront pas de cette réponse vague et continueront à porter une attention particulière sur cette question.

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