Que s’est-il passé au Conseil municipal du 18 décembre ?

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C’est dans une ambiance animée que s’est déroulé le dernier Conseil municipal de l’année. Nombreux étaient les Colombiens venus manifester auprès des élus de la majorité leur mécontentement face à la décision de Nicole Goueta de mettre fin aux consultations spécialisées du CMS. Mais l’ensemble des élus de l’opposition ont su retransmettre avec fidélité ce mécontentement.

Avant cela, le Conseil s’est ouvert sur une information concernant Thalès où Nicole Goueta nous apprend que la Ville de Colombes recevra bien la compensation de la perte de la Contribution Economique Territoriale (CET) liée au départ de Thalès (alors que lors du dernier Conseil, la Maire annonçait le contraire). Cette compensation représente près de 2,7 millions d’euros et avait été inscrite au budget 2014 par l’ancienne majorité sur les conseils du Cabinet Klopffer et au vu des éléments transmis par les ministères concernés. Les élus socialistes ont accueilli avec satisfaction cette nouvelle mais ont dénoncé l’attitude attentiste de la Maire suite aux différents courriers qu’elle avait reçus du Préfet lui annonçant que la Ville risquait de ne pas être éligible à cette compensation. En effet, cette situation aurait été un “véritable délice” comme l’a souligné Philippe Sarre pour Nicole Goueta, qui lui aurait permis ainsi de dénoncer encore une fois la soi-disant mauvaise gestion socialiste. Drôle d’attitude pour celle qui dit vouloir se battre pour sa ville. Mais manque de chance, l’action responsable et offensive des élus socialistes, dont Philippe Sarre et Alexis Bachelay, auprès des Ministères de l’Intérieur et des Finances ont permis de faire bénéficier Colombes de cette compensation comme cela était prévu à l’origine. C’est le monde à l’envers lorsque ce sont ceux qui sont aux responsabilités qui fuient celles-ci et ceux qui sont dans l’opposition permettent de faire avancer les dossiers au bénéfice des Colombiens.

Ce Conseil municipal a été également l’occasion pour les membres du comité des usagers du Centre Municipal de Santé de s’exprimer à travers une déclaration qui a été lue par Véronique Monge du groupe Citoyen Autrement. L’occasion de rappeler la vive préoccupation des habitants du Petit-Colombes suite à la décision brutale de la municipalité de mettre fin aux consultations spécialisées, dans un quartier où les habitants souffrent déjà d’accès aux soins plus que réduit. Il a été demandé à Mme Goueta de suspendre cette fermeture et de reprendre un travail avec les professionnels de cet équipement. Après la remise d’une pétition de 6 000 signataires sous les applaudissements du public, la réponse de Mme la Maire a été, elle, accueillie sous les huées . Après s’être à nouveau cachée derrière de faux arguments budgétaires, elle a fini son intervention en assumant publiquement sa position et ses choix politiques. Tant pis pour la santé.

D’autres délibérations ont aussi été l’occasion d’un débat nourris entre la majorité municipale et les élus socialistes, voici une sélection de quelques-unes d’entre elles :

Délibération n°2 : Pleins pouvoirs à Nicole Goueta pour contracter des marchés de plus de 5 millions d’euros sans passer par le Conseil municipal.

Si les élus socialistes ne contestent pas le caractère légal de la démarche, ils ont fait part de leur incompréhension quant à l’idée de les faire voter une délibération qui reprend une décision inverse à celle qui avait été prise le 11 avril 2014. Les élus ont également fait un rappel des positions de Laurent Trupin (représenté par certains élus présents dans la majorité municipale actuelle) qui, à chaque fois qu’il avait été question de transparence sur les marchés, jugeait les plafonds de ces derniers trop élevés. Cette délibération rappelle le caractère peu enclin au débat de Mme Goueta. Vote du groupe Socialiste : contre.

Délibération n°3 : Nouvelle convention entre la police municipale et la police nationale.

Les élus socialistes de rappeler les engagements qu’avaient pris lors de la campagne municipale des représentants de l’équipe Trupin, dont M.Bolufer qui, en plus, a en charge les questions de sécurité. En effet, à l’époque, le programme de l’équipe Trupin parlait d’un « commandement unique entre la police municipale et la police nationale » ; ce que l’on ne retrouvait guère dans cette nouvelle convention et qui montre encore une fois l’écart entre les discours affichés et la réalité du terrain… Enfin, les élus socialistes ont également mis en évidence le caractère peu novateur dans toutes les propositions annoncées par M.Bolufer ; cette convention reprend la quasi-intégralité de ce qu’avait fait l’ancienne municipalité. Encore un sujet sur lequel la nouvelle majorité a fait beaucoup de bruit pour pas grand chose.

Délibération n° 23 : Reversement de la NBI aux plus bas salaires.

Philippe Sarre a encore une fois rappelé avec fierté le travail conduit sur le régime indemnitaire pour remettre plus de transparence et d’égalité entre les agents quand régnait une certaine opacité entre 2001 et 2008. D’autre part, ce travail sur le personnel s’est aussi traduit par la lutte contre la précarisation des agents en stagiairisant et titularisant le personnel lorsque cela était possible ; ces mesures ont coûté certes, mais elles ont été faite avec fierté, transparence et égalité.

Délibération n°24 : Suppression de 22 postes relatifs au CMS.

Comme l’ont rappelé les élus socialistes, cette délibération concrétise le projet funeste de la municipalité de fermer le CMS. Malgré les 6 000 pétitionnaires, la proposition de la Ministre de la Santé Marisol Touraine d’une aide de l’Etat (soutien obtenu grâce aux démarches d’Alexis Bachelay et Philippe Sarre), la proposition de l’Agence Régionale de Santé, Mme le Maire persiste sur son souhait d’une fermeture sèche et rejette toutes les solutions alternatives. De ce refus idéologique, ce sont les habitants qui vont en payer les conséquences.

Délibération n°27 : Avenant au contrat de délégation de service public du stationnement de la société Q-Park.

Le ton laconique de M.Hemonet, adjoint délégué au Transports a peiné à dissimuler que l’avenant sur le contrat Q-Park soumis au vote, sonne en réalité l’enterrement de première classe de l’engagement qu’avait pris la majorité municipale de dénoncer et renégocier le contrat que Mme le Maire avait elle-même signé en 2005. Il s’agissait là d’une réelle opportunité juridique pour dénoncer ce contrat mais que Mme le Maire n’a pas saisi, trahissant ainsi tout ce qui a pu être dit sur ce sujet depuis des mois par l’écuelle majorité puisque cette délibération confortait en fait la position de la société Q-Park. Cette délibération a été d’ailleurs l’occasion d’un drôle de numéro de claquette de la part de la majorité municipale qui a bien du mal à dissimuler ses dissensions. Samuel Métias a en effet demandé à ce que soit retiré l’article 1 de l’avenant, vidant de toute sa substance l’avenant. Les élus socialistes ont dénoncé le manque de sécurité juridique que créait le retrait de cet article 1. Nicole Goueta a fini par décider de retirer cette délibération. Un dossier manifestement mal préparé.

Nous reviendront en détails dans le courant du mois de janvier sur certains de ces suets qui réclament la plus grande attention des Colombiens.

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