Lancement de la campagne de N. Goueta : mort de rire !

Et oui, une fois n’est pas coutume. Il nous a bien fait rire le premier tract de la campagne départementale de N. Goueta. Tant, que nous dérogeons à la règle non écrite qui stipule qu’il ne faut jamais parler de son adversaire, sous peine de lui faire de la publicité…

L’outrance dont est coutumière N. Goueta ne marque qu’une seule chose : l’absence de projet destiné au bien du plus grand nombre. N. Goueta nous en fournit encore une fois une très belle preuve cette fois-ci.

Dans ce tract, dont la distribution a commencé ce week-end, on découvre dans un encart sur fond rouge vif (oui, pour la droite Colombienne, le rouge est une couleur qui fait peur, à croire qu’elle prend les électeurs pour des taureaux de corrida…) une attaque en règle contre le « candidat du PS » (lire Philippe Sarre). Rien que ce titre a déclenché notre hilarité car il fait fi un peu rapidement de la réforme de cette élection qui dit que les candidats vont par paire. Donc à l’intention exclusive de N. Goueta, nous rappelons que Fatoumata Sow ET Philippe Sarre sont les candidats titulaires du parti socialiste pour la prochaine élection départementale et qu’ils ont deux suppléants, Chantal Barthélémy-Ruiz et Malek Benbelaïd. Cette erreur manifeste ne nous surprend pas. N. Goueta nous a habitués à faire un exercice très personnel du pouvoir. Nous ne pouvons d’ailleurs à ce stade que plaindre et souhaiter un bon courage à ce pauvre monsieur Perrotel qui est autant candidat que N. Goueta dans cette élection (en fait, comme il avait affirmé  en son temps qu’il ne travaillerait jamais avec N. Goueta, nous ne le plaignons pas et ne lui souhaitons pas non plus un bon courage).

Ceci étant dit, cette attaque en règle porte sur cinq points vite expédiés :

1)    Philippe Sarre serait incohérent car, élu  conseiller général en 2004, il a démissionné en 2009 et se représente en 2015.

Là où N. Goueta voit de l’incohérence, nous ne voyons, nous, que de la cohérence. Celle d’un homme qui, fidèle à ses principes et à ceux de son parti politique, pratique le non-cumul des mandats plus qu’il n’en parle. Il est clair que c’est une position difficile à comprendre pour N. Goueta, elle qui brique à 76 ans un 3e mandat départemental alors qu’elle occupe le poste de premier magistrat d’une ville de 86 000 habitants.

L’incohérence, c’est bien dans les propos de N. Goueta qu’on la trouve !

2)    Philippe Sarre serait aussi « irresponsable » puisqu’il soutient la fusion des départements de la petite couronne dans la Métropole du Grand Paris.

Il y a au moins une vérité dans cette supplique : le parti socialiste en général et Philipe Sarre en particulier, soutiennent la disparition des conseils généraux de petite couronne parisienne… afin de simplifier ce que l’on a coutume d’appeler le « millefeuille administratif à la française ». Nous le revendiquons et, loin d’être irresponsable, c’est être responsable que de prendre en compte les changements du monde qui nous entoure pour réformer les institutions.

L’irresponsabilité, aujourd’hui c’est l’immobilisme, pas la réforme.

3)    Philippe Sarre serait également « inconscient » d’accepter le transfert des compétences des villes au profit de la Métropole.

Ce n’est pas bien de mentir aux électeurs. Le logement, les transports, le développement économique ne sont pas des compétences municipales. Le développement économique et les transports sont des compétences régionales. La compétence logement est partagée entre l’Etat, la région, le département et, c’est vrai la commune, la commune ! C’est ce saupoudrage qu’il faut réformer. Reste l’urbanisme et l’aménagement, elles sont aujourd’hui partagées entre les intercommunalités et les communes. M. Goueta fait partie de ces maires qui veulent gouverner leurs territoires sans lien avec ses voisins, sans stratégie d’ensemble, sans vision globale.

Elle est là l’inconscience, pas dans une réforme nécessaire au développement de l’ensemble de la région parisienne et destinée, entre autres, à résoudre la grave crise du logement qui nous frappe.

4)    N. Goueta pointe ensuite le « manque de reconnaissance « de Philippe Sarre qui aurait « évincé » Bernard Lucas, conseiller général PS sortant.

Nous laisserons Bernard Lucas répondre à cette ineptie. Mais si Bernard Lucas et Philippe Sarre sont amis et militent ensemble de longue date, aucun des deux ne doit une « reconnaissance » particulière à l’autre. N. Goueta nous montre ici une autre facette de sa personnalité politique : elle privilégie retours d’ascenseurs et petits arrangements politiques à la démocratie qui doit selon nous régir la vie d’un parti politique. Il est vrai que l’UMP n’a depuis sa création pas impressionné grand monde sur le plan de ses pratiques démocratiques internes.

Les hommes et les femmes politiques n’ont pas à attendre de reconnaissance. Ils sont là pour servir, pas pour se servir mutuellement.

5)    C’est enfin « l’indécision » de Philippe Sarre qui est montrée d’un doigt vengeur.

Handball à Yves-du-Manoir, tramway TA, Anru des Fossés-Jean… N. Goueta oublie un peu vite que dans tous ces projets, la ville était partenaire d’un Conseil général de droite dont, elle-même appartient à la majorité.

Sur le T1, la ville a été au rythme du Stif. Personne n’a entendu ni le Conseil Général, ni N. Goueta, tenter d’accélérer le calendrier mis en place…

A propos de l’installation de la Fédération Française de Handball, la ville travaillait au sein d’un Syndicat Mixte détenu à 80% par le département. Toutes les décisions ont été votées à l’unanimité, y compris par N. Goueta qui siégeait au syndicat ! Et seule la gauche porterait la responsabilité de l’échec ?

Quant à la rénovation urbaine des Fossés-Jean, Mme Goueta, conseillère générale faisait partie de la majorité départementale qui a mis plus d’un an à voter le protocole validé par l’état. A croire que cette majorité faisait exprès de retarder le dossier, et donc les travaux….

Alors voilà, nous avons bien ri avec cette nouvelle version de l’arroseur arrosé. Incohérence, irresponsabilité, inconscience, c’est bien la droite Colombienne qui en est coupable. Car pour l’indécision, il est clair que N. Goueta n’en fait pas preuve. Elle fonce… pour ne prendre que de mauvaises décisions !

Comments

Tricard

Juste une remarque vous la rajeunissez…. Elle n’a pas 76 mais plus de 77 ans ! et aura donc plus de 83 ans à la fin du mandat …. Mais comme elle ne sera pas élue on s’en moque !!!

le blaireau

elle est très bien élue donc sa première année de maire est largement validées des colombiens

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