Réponse de Bernard Lucas aux candidats UMP-UDI

lucas

Nous ne résistons pas à la tentation de publier la réponse de Bernard Lucas, Conseiller général de Colombes Nord-Ouest, aux propos outrageux publiés la semaine dernière par les candidats UMP-UDI…

 

 

Mesdames et Messieurs les candidats
du quatuor « Unis pour l’envol de Colombes »

 

La campagne électorale pour les élections départementales des 22 et 29 mars a débuté.

Jusqu’à ces dates, chacun va développer avec force ses arguments. C’est bien normal, et ces périodes de débat démocratique honorent notre République. Je serais un lecteur attentif des différentes expressions de tous les candidats.

Comme vous le savez, et comme madame Goueta en particulier a pu le constater durant ces six années de mandat de Conseiller général, je suis attaché à la forme du débat, au respect des personnes, et à l’expressions de la vérité. Il n’est pas à mon avis nécessaire de déformer la vérité, voire de tromper, pour convaincre.

Je viens de prendre connaissance de votre premier document de campagne, et plusieurs points de votre expression m’interrogent. Je ne viendrais aujourd’hui que sur deux d’entre eux qui me concernent directement.

Vous notez en page quatre de votre document à propos d’un des candidats du parti socialiste : « Il évince son ami Bernard Lucas, Conseiller général sortant pour son intérêt politique personnel ». De plus vous indiquez que « le candidat du PS se distingue par son incohérence » à propos de sa démission de Conseiller général en 2009 et de sa candidature en 2015.

Il y a là au mieux un manque d’information, et si vous m’aviez interrogé, je vous aurais expliqué ma position, au pire, une volonté de nuire gratuitement à un des candidats que je soutiens, ce qui semble être le cas.

Permettez-moi de vous rappeler tout d’abord que si j’ai pu me présenter à une élection cantonale, c’est à la suite de la démission de Philippe Sarre, qui a soutenu et porté ma candidature en mars 2011. Ce n’est un secret pour personne que cette orientation avait été prise lors de la constitution de la liste pour les élections municipales de 2008. 2009, c’était l’année de libération de mes « obligations » professionnelles, ce qui me laissait tout le temps nécessaire pour me consacrer à un mandat électif. C’est de plus la traduction d’un engagement personnel de Philippe Sarre sur le « non-cumul des mandats ». Je salue cette position que je partage.

Il n’est pas si courant qu’un homme ou une femme politique respecte ce genre d’engagement, cela relève à la fois du courage et de la cohérence éthique. Philippe Sarre a ainsi mis concrètement en œuvre sa position sur la multiplicité des mandats et respecté un contrat moral vis-à-vis de moi. Cela mérite d’être souligné et c’est pourquoi je conteste le terme d’incohérence que vous avez utilisé à tort.

Vous indiquez également que Philippe Sarre m’aurait évincé par intérêt politique personnel. Je constate là que d’une part vous me connaissez mal, et que, d’autre part, comme beaucoup de femmes et hommes politique, vous pensez que le goût du mandat, de la représentation, en fait du pouvoir, est à ce point contagieux que j’en serais moi aussi contaminé ! La vérité est toute autre. Je n’ai pas, moi, le désir d’être en politique au-delà d’un âge décent. Il y a tant d’autres choses à faire lorsque que l’on voit poindre la septième dizaine qu’il n’est pas nécessaire de faire durer les mandats politiques dans le temps. Force est de constater que je suis minoritaire dans le monde politique sur cette idée.

C’est donc bien mon choix de ne pas être candidat à ces élections départementales. Je l’ai fait sans pression d’aucune sorte, et ne me sens donc évincé par personne.

Voilà, Mesdames et Messieurs les candidats, les deux premiers sujets que je souhaitais aborder. Compte tenu de la diffusion importante de votre document, et soucieux de rétablir l’exactitude sur ces deux points, j’en transmets copie aux candidats que je soutiens pour qu’ils en fassent l’utilisation qu’ils souhaiteront.

Je vous prie de croire néanmoins, mesdames, messieurs, en mes sincères salutations.

Bernard Lucas

 

Leave a comment

name*

email* (not published)

website