À la mairie de Colombes, on joue « Peur sur la Ville »


Réalisation : Nicole Goueta
Production : majorité municipale UMP/UDI de Colombes
Le scénario du film :
Depuis quelques mois, les nuages s’amoncellent sur les agents municipaux de Colombes… Retrouvez la tribune du Groupe Socialiste parue dans le Colombes Mag de Juin 2015.
Les tracts syndicaux parlent :
– d’hémorragie,
– de pressions psychologiques ;
– de menaces de fin de contrat,
– de cooptation d’agents « amis »,
– de mépris
– de brutalité,
– d’une mobilité imposée du jour au lendemain,
– de crainte constante pour leur avenir,

Tels sont les symptômes dont souffrent ces agents dont la plupart sont des Colombiennes et des Colombiens.
« Peur sur la ville » n’est malheureusement pas un roman noir, ni une fiction mais un documentaire qui reflète la réalité.

Que se passe-t-il réellement ?

Madame Goueta n’est pas une débutante en la matière. Nous avons encore à l‘esprit les agents malmenés lors de son premier mandat, en 2001. Force est de constater aujourd’hui qu’il s‘agit, non de cas isolés, mais d’une politique basée sur la crainte et l’intimidation qui a été tout simplement organisée par le Maire, avec des élus, UMP et centristes, dont le silence devient assourdissant.

Nous avons été contactés par des agents de la ville qui ont subi ou ont vu des collègues subir ces mauvais coups. Quelques exemples de l’atmosphère qui règne car cette politique porte ses fruits : les agents n’osent plus parler avec les élus d’opposition (qu’ils ont côtoyés quotidiennement pendant six ans) de peur d’être déplacés, deux élus dénoncent un agent, des agents se dénoncent entre eux, des agents cherchent à nuire à leur supérieur hiérarchique pour prendre sa place. Parallèlement des proches d’élus bénéficient de passe-droits, au détriment de salariés de la ville anciens et auxquels on n’a rien à reprocher.

Dès le début, nous, élus socialistes, avions été alertés par des signes précurseurs de ce management archaïque. Nous avions dénoncé ces manœuvres, nous avions déjà demandé avec force que le personnel ne serve pas de variable d’ajustement et que cesse la chasse aux sorcières.

Cette réalité, ce sont des Colombiennes et des Colombiens, attachés au Service public et au service de la population, qui la vivent. Il faudra plus qu’un brin de muguet distribué à tous les agents pour panser leurs plaies. Et les victimes collatérales sont les usagers des services.

Dans notre pays tous les salariés du public comme du privé sont protégés par le droit du travail. Ces formes nouvelles de harcèlement et de gestion inique des personnels doivent être dénoncées et doivent cesser.

Le personnel communal mérite mieux, Colombes mérite mieux et cette histoire mérite une fin plus heureuse.

Président de groupe: Philippe Sarre.

Chantal Barthelemy-Ruiz, Michèle Etcheberry, Fatoumata Sow, Kamel Essaied, Alexis Bachelay

peursurlaville_colombes

Leave a comment

name*

email* (not published)

website