À Colombes, l’écologie se conjugue au passé

Quelques semaines avant la COP21 (conférence internationale pour lutter contre le réchauffement climatique à Paris en décembre); c’est le moment que choisit la municipalité pour décider la transformation des jardins et de la ferme Agrocité (3000 m2 de verdure en plein cœur des Fossés Jean) en un parking temporaire.

Cette décision a été prise sans aucune concertation, ni avec l’association concernée qui gère le projet, ni avec les habitants du quartier et encore moins avec les jardiniers présents sur ce site depuis près de 5 ans. Dès l’origine du projet R-URBAN en 2009, et jusqu’au début des travaux de l’ANRU, l’agriculture urbaine, les jardins partagés, le recyclage, les échanges locaux se sont épanouis progressivement, qui dépassent le quartier. Aujourd’hui, ce sont près d’une quarantaine de familles qui bénéficient d’un jardin et plusieurs centaines de personnes qui participent régulièrement à la vie de l’Agrocité.

De même, la ville s’était engagée à relocaliser à Colombes ce projet sur un autre site, afin de ne pas casser la dynamique de développement durable ainsi enclenchée. Madame Goueta veut interrompre prématurément cette action de renommée internationale, pour la remplacer brutalement par un parking provisoire, parking qui pourrait tout à fait être installé ailleurs. Toutes les opportunités en extérieur et en souterrain n’ont pas été sérieusement examinées.

Cela ressemble à une provocation pour les habitants et plus de 3000 Colombiens ont déjà signé une pétition à ce sujet. Nous avons demandé lors du dernier conseil municipal à madame la Maire d’accepter de dialoguer avec l’association et les habitants afin de trouver une juste solution… En vain.

Dialoguer pour éviter aux contribuables colombiens de payer pour un contentieux coûteux pour la ville qui a mal agi et ne respecte pas la parole donnée lors de l’installation de R-URBAN à Colombes en 2009.
Dialoguer pour envisager sereinement et sans précipitation la relocalisation de ce projet d’écologie urbaine à Colombes.
Dialoguer parce qu’une municipalité doit être proche des habitants, à l’écoute de tous et éviter les conflits, pas les provoquer.
Dialoguer enfin car l’écologie et l’avenir de la planète doivent être portés par tous les élus.

La décision de Madame Goueta tourne le dos à une ville que nous voudrions toujours plus respectueuse de l’environnement.
Cette décision n’est malheureusement pas isolée; les Jardins sauvages d’Audra sont également menacés; et tout cela se déroule avec brutalité et sans concertation, comme la transformation faite cet été d’un petit jardin en bas du boulevard des Oiseaux, devenu un parking payant de 5 places. C’est peut-être une décision qui aurait été acceptée par tous. Le Conseil de quartier aurait pu, à tout le moins, être consulté. C’est le minimum de démocratie locale.

Pour ce petit parking, c’est trop tard, Pour l’Agrocité, un mouvement citoyen se fait pour la défendre, la presse française et étrangère dit son incompréhension. Il est encore temps, temps de remettre l’ouvrage sur le métier et de changer d’avis, mesdames et messieurs de la majorité !

Président de groupe: Philippe Sarre.

Chantal Barthelemy-Ruiz, Michèle Etcheberry, Fatoumata Sow, Kamel Essaied, Alexis Bachelay.

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