La ville de Colombes condamnée par la justice !

Le 30 mars dernier, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné la ville de Colombes à retirer les affiches illégales et mensongères attaquant le député Alexis Bachelay, par ailleurs conseiller municipal, membre de notre groupe d’élus. La ville de Colombes n’a pas fait appel et a fait retirer ces affiches hors la loi. C’est une première victoire face à une utilisation partisane et dévoyée des moyens de la ville de Colombes, au détriment des habitants.

C’est l’utilisation du contrat avec la société Decaux, à des fins politiciennes, qui a été condamnée. Le député a également mis en oeuvre une autre procédure en diffamation sur le propos des affiches. Mais le député, et à travers lui, le Parti Socialiste, n’est pas la seule victime des attaques de la majorité actuelle : les familles, le personnel communal, les associations, les élus d’opposition, la santé, la culture, les quartiers prioritaires sont également victimes des choix budgétaires de la majorité municipale et de ses méthodes peu respectueuses des personnes.

Nicole Goueta essaye de camoufler ses choix financiers et politiques contestables derrière une communication agressive : c’est toujours la faute de l’Etat, la faute des parlementaires, la faute de la métropole du Grand Paris, la faute de l’ancienne municipalité de gauche. Pourtant ces choix sont clairs – entre 2015 et 2016 le secteur santé / social a perdu 1 million d’euros de budget, alors que le secteur police municipale a vu son budget augmenter de 1 million d’euros, et cela sans résultats concrets puisque la délinquance augmente dans notre ville ainsi que l’a indiqué le Préfet des Hauts-de-Seine lors de la dernière réunion du Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD).

La Ville essaye de faire croire à la non-augmentation des impôts pour les Colombiens. Une affirmation qui est faite à coup d’affichage tapageur depuis 3 mois. Les familles de Colombes doivent apprécier, alors que depuis deux ans, elles voient leur pression fiscale augmenter avec les pénalités de la cantine, des activités de loisirs ou le quasi doublement du tarif de l’aide aux devoirs, puis maintenant le paiement des TAP (Temps d’Activités Périscolaires). Selon leur quotient familial, les parents subissent une augmentation de 10 à 30 % par enfant.

Face à cette situation, les associations de parents d’élèves, le personnel communal et les élus sont obligés d’aller devant la justice pour faire entendre leurs voix et faire reconnaître leurs droits. Plusieurs autres procédures judiciaires sont en cours, face au refus constant de dialogue et de concertation, face au clientélisme et au sectarisme des élus de la majorité municipale. Malheureusement, notre ville n’est pas près de quitter les pages «justice» dans la presse et les médias !

Tribune du Groupe Socialiste parue dans le Colombes Mag de mai 2016.

Chantal Barthélémy-Ruiz, Présidente de groupe, Alexis Bachelay, Michèle Etcheberry, Philippe Sarre, Fatoumata Sow.

Leave a comment

name*

email* (not published)

website